Serbie <--> Lorraine : visages, histoires, croisements

Le 08 septembre – le 25 octobre
Vernissage : le 8 septembre à 19.30
Institut français, Pašićeva 33

Les Serbes de Nancy nous semblaient invisibles. Pas de quartier serbe (ni Yougoslave), pas d’événements culturels visibles. Sont-ils si peu nombreux? Ou tellement assimilés qu’on ne les remarque plus? N’existet- il pas de véritable communauté organisée?

Mais la communauté serbe de Nancy fait tout simplement ce que font tous les gens qui vivent ici. Les

Serbes de Nancy travaillent, se marient, ont des enfants, sortent le soir, vont faire leurs courses, voient

leurs amis, Français ou Serbes. On ne les voit pas, on ne les reconnaît pas. Ils sont sûrement devenus des

Français comme les autres. Et pourtant, ce sont les Serbes de Nancy.

Notre première rencontre fut une chance, puisque nous eûmes à faire à un membre de longue date de

l’association culturelle serbe locale, «Sveti Sava».

Il ne restait qu’à dérouler le fil, et à poser nos questions :

«Comment et pourquoi êtes-vous venu en France?»

«Quels sont vos liens aujourd’hui avec la Serbie?»

«Que faites-vous ici, quel est votre métier? Quels sont

vos loisirs ? Quel est votre univers, en somme?»

C’est un bout de l’histoire de nos interlocuteurs et de leur relation à la Serbie, que nous voulons évoquer

à travers quelques portraits, dans des contextes variés. Ils travaillent dans tous les secteurs d’activité, du bâtiment à l’emploi, du sport à l’enseignement, certains sont ingénieurs, d’autres sont ouvriers. Certains sont proches de la Serbie, d’autres se sont éloignés d’elle. Ce sont des exemples de cette diversité, avec comme point commun une culture franco-serbe, que nous souhaitons présenter ici. Avec un mot sur ceux qui, lorrains d’origine, ont tissé des liens forts avec des membres de cette communauté et nous font écho de leurs ressentis et de leur imaginaire des Balkans.

Et finalement, nous leur avons demandé :

«Qu’aimeriez-vous dire depuis la France aux citoyens en Serbie?»

Photographies et entretiens  réalisés par: David Richard-Hatier et Sylvain Raybaud

Traduction par: Nataša Francišković